L’ACO et la FIA ont présenté les grandes évolutions du championnat du monde d’endurance, qui concernent en premier lieu le calendrier du FIA WEC et la réglementation LMP1 pour la saison 2018/2019.

La première évolution notable concerne le calendrier puisque les prochaines saisons de FIA WEC s’étaleront désormais sur dix-huit mois et seront ponctuées par les 24 Heures du Mans. En avril prochain, en prélude de la saison, le prologue organisé sur le circuit Circuit Paul Ricard offrira aux équipes la possibilité de réaliser des simulations d’endurance complètes de 36 heures afin de préparer les 24 Heures du Mans.

La surprise concerne le retour des 12 Heures de Sebring au calendrier. Si l’épreuve floridienne sera combinée avec le championnat d’endurance américain IMSA WeatherTech Championship, deux courses séparées seront disputées. La course de l’IMSA WeatherTech Championship se déroulera le samedi de 10h00 à 22h00 et celle du FIA WEC le dimanche, de minuit à midi.

Ce calendrier du FIA WEC saison 2018-2019, qui doit encore être approuvé par le Conseil Mondial de la FIA, prévoit deux rendez-vous à Spa-Francorchamps et au Mans. Si Fuji et Shanghai restent au calendrier, les concurrents du FIA WEC n’évolueront plus au Nürburgring, au Mexique, sur le circuit des Amériques ainsi qu’à Bahrain.

Calendrier du FIA WEC pour la saison 2018/2019

  • 5-6 avril 2018 : Prologue, Circuit Paul Ricard (France)
  • 4-5 mai 2018 : 6 Heures de Spa-Francorchamps (Belgique)
  • 16-17 juin 2018 : 24 Heures du Mans (France)
  • 19 août : 6 Heures de Silverstone (Grande-Bretagne)
  • 21 octobre 2018 : 6 Heures de Fuji (Japon)
  • 18 novembre 2018 : 6 Heures de Shanghai (Chine)
  • 15-16 mars 2019 : 12 Heures de Sebring (Etats-Unis)
  • 3-4 mai 2019 : 6 Heures de Spa-Francorchamps (Belgique)
  • 15-16 juin 2019 : 24 Heures du Mans

Modifications du règlement technique et sportif LMP1 à partir de 2018-2019

  • Une seule catégorie LMP1 sera introduite, ce qui conduira à avoir un seul classement général contre deux auparavant (LMP1 privées et LMP1 hybrides)
  • Afin de rendre possible l’accès à cette catégorie à partir de la saison 2018-2019, le niveau de performance des prototypes actuels non-hybrides, géré par l‘équivalence technologique, sera aligné sur l’actuelle règlementation LMP1 hybride.
  • Chaque concurrent engagé en LMP1 disposera du même potentiel, indépendamment du type de moteur utilisé. Mais un léger avantage restera en faveur des propulseurs hybrides en termes d’autonomie, grâce à leur moindre consommation de carburant.
  • Aucun changement ne sera effectué sur l’actuelle réglementation châssis (seuls les châssis LMP1 sont éligibles) mais, afin de faciliter l’accès à la catégorie LMP1, un choix élargi de moteurs sera proposé. En fonction des critères sélectionnés, une équivalence de technologie sera mise en place entre les moteurs turbocompressés et atmosphériques (comme ce fut le cas par le passé entre les moteurs essence et diesel).

La FIA et l’ACO ont par ailleurs annoncé que la réglementation LMP1 2020 serait modifiée par rapport à ce qui avait été annoncé lors des dernières 24 Heures du Mans.

Si les systèmes hybrides conserveront une place de choix, des contraintes budgétaires seront imposées aux concurrents, pour permettre à davantage de constructeurs de s’engager dans la catégorie reine du FIA WEC. Le visage de la catégorie LMP1 devrait donc se dessiner dans les semaines à venir.

Rédigé avec le communiqué de presse du FIA WEC

A propos de l'auteur

Né au Mans à la fin des années soixante-dix, j’ai attrapé le virus de l’automobile et des sports mécaniques dès mon plus jeune âge. Passionné par les médias, l'image et ayant la fibre éditoriale, créer un blog auto s’imposait comme une évidence.