Pour cette édition 2016, Le Mans Classic proposera aux passionnés de sport automobile de revoir en piste les machines répondant au règlement Group C.

Les prototypes Group C ont évolué en championnat du monde des voitures de sport et aux 24 Heures du Mans, entre 1982 et 1994. L’organisation de cette course d’ouverture est le fruit du partenariat entre Peter Auto et l’association Group C Racing. Au-delà de figurer au programme du Mans Classic, les prototypes du Group C sont également présents lors des autres meetings organisés par Peter auto : Spa-Classic, le Grand Prix de l’Age d’Or, à Dijon, ainsi que les Dix Mille Tours et Imola-Classic, ces deux dernières épreuves se déroulant respectivement les week-ends des 1er-2 et 21-23 octobre.

Une réglementation inspirée des règlements Group 6 et GTP

La réglementation des Group C fit son apparition en 1982. Elle était inspirée des règlements Group 6 et GTP, pensés par la FIA et l’Automobile Club de l’Ouest (ACO), au milieu des années 70, à un moment où l’économie mondiale subit de plein fouet le choc pétrolier. Cette réglementation prévoyait une limitation de la consommation de carburant et un poids minimum, plutôt qu’une bride de la puissance des moteurs. La capacité des réservoirs des prototypes de la catégorie reine (C1) était portée à 100 litres, le poids minimum à 800 Kg alors que le nombre d’arrêts ravitaillement était limité à cinq, pour une distance de 1000 Km parcourus.

En 1983, la FIA introduira la catégorie Group C junior, qui deviendra par la suite la catégorie Group C2, pour proposer une alternative moins honéreuse aux constructeurs privés. Tout comme la catégorie Group C1, la catégorie C2 prévoyait des contraintes en ce qui concerne le poids minimum (700 Kg), la capacité maximum du réservoir (55 litres) et le moteur. Les moteurs des prototypes C1 et C2 devaient être fournis par un constructeur ayant des modèles homologués Group A ou Group B.

Le Mans Classic 2016 : l’âge d’or de l’endurance à l’honneur

Le Mans Classic 2016 - Sauber Mercedes - ©autoetstyles.fr - Jean-Charles Desmots

Entre 1982, année de mise en place du nouveau règlement Group C, et 1987, Porsche remporta les six éditions de la classique mancelle, avec la 956 les quatre premières années, puis la 962, en 1986 et 1987. Les teams Sauber Mercedes et Jaguar mettront fin pour un temps à l’hégémonie du géant allemand, en remportant les 24 Heures lors des éditions 1988 (Jaguar XJR-9), 1989 (Sauber C9) et 1990 (Jaguar XJR-12). D’autres constructeurs tout aussi prestigieux tels que Lancia, Nissan, Toyota, Aston Martin ou encore Ford se mêlèrent à la bagarre en catégorie C1 durant cette décennie.

L’introduction des Group C junior puis des Group C2 permit à de nombreux constructeurs privés de concevoir des prototypes éligibles au Mans et en championnat du monde, à partir de 1983. Parmi ceux-ci, on peut citer Tiga, ALD, Argo, Spice, Alba, Sthemo ou encore ADA. La diversifité des plateaux et l’attractivité des prototypes des années 80, aussi bien en termes de style que de performances, font que cette époque est souvent considérée, à juste titre d’ailleurs, comme l’âge d’or de l’endurance. Au début des années 1990, l’avènement des sport prototypes (équipés de moteurs 3.5 L atmosphériques issus de la F1) sonnera le glas des Group C, qui furent néanmoins autorisés à concourir au Mans jusqu’en 1994.

Crédits photos : autoetstyles.fr – Jean-Charles Desmots

A propos de l'auteur

Né au Mans à la fin des années soixante-dix, j’ai attrapé le virus de l’automobile et des sports mécaniques dès mon plus jeune âge. Passionné par les médias, l'image et ayant la fibre éditoriale, créer un blog auto s’imposait comme une évidence.

Laisser un commentaire